Comparateur mutuelle auto-entrepreneur
Vous êtes auto-entrepreneur (micro-entrepreneur), en activité principale ou à côté d’un emploi salarié ? Votre statut ne vous donne pas de mutuelle : c’est à vous de choisir. Comparez les offres de nos assureurs partenaires, avec le régime indépendant déjà sélectionné.
- Mis à jour le
- Écrit par
- Constance
- Relu par
- Henri Elfassy
Qui voulez-vous assurer ?
Le questionnaire s’ouvre avec le régime « Indépendant, profession libérale, artisan (TNS) » déjà choisi. Vous pourrez le modifier.
L’essentiel en bref
- Comme auto-entrepreneur, vos frais de santé sont remboursés par l’Assurance Maladie, mais aucune mutuelle n’est fournie avec le statut.
- Si vous êtes aussi salarié, vous avez peut-être déjà la mutuelle de votre employeur : vérifiez-le avant de souscrire.
- En cas d’arrêt de travail, vos indemnités dépendent de vos revenus déclarés : elles peuvent être très faibles, voire nulles, si votre chiffre d’affaires est bas.
- Le questionnaire s’ouvre avec le régime indépendant déjà choisi, sans aucune question sur votre santé.
Quelle couverture santé avez-vous comme auto-entrepreneur ?
Pour vos frais de santé, vous dépendez de la caisse d’assurance maladie (CPAM) de votre lieu de résidence, et l’Urssaf encaisse vos cotisations. L’Assurance Maladie précise que les frais de santé des travailleurs indépendants sont remboursés au même taux que ceux des salariés.
Ce remboursement de base ne couvre pas tout. La partie qui reste à votre charge, c’est ce que la complémentaire santé (la « mutuelle ») peut prendre en charge, selon le contrat choisi.
Salarié et auto-entrepreneur à côté : avez-vous besoin d’une autre mutuelle ?
L’Urssaf indique que la micro-entreprise peut se cumuler avec un emploi salarié. Dans ce cas, vous bénéficiez peut-être déjà du contrat collectif de votre employeur. Avant de souscrire, regardez si ce contrat vous suffit, et s’il couvre aussi votre famille.
La question se pose vraiment le jour où vous quittez votre emploi pour vivre de votre micro-entreprise : la mutuelle d’entreprise s’arrête alors, et il faut prévoir la suite.
Petit chiffre d’affaires : ce qu’il faut savoir
Vos indemnités journalières en cas d’arrêt maladie sont calculées sur vos revenus déclarés. L’Assurance Maladie prévient qu’elles peuvent être faibles, voire nulles, quand le revenu d’activité est très bas. Il faut aussi, en principe, 12 mois d’affiliation continue avant d’y avoir droit.
Autre point : l’Urssaf rappelle que l’auto-entrepreneur ne cotise pas à l’assurance chômage. Une interruption d’activité pèse donc directement sur vos revenus. C’est un sujet de prévoyance, distinct de la mutuelle.
Si vos ressources sont modestes, regardez aussi la Complémentaire santé solidaire : elle est ouverte aux travailleurs indépendants qui remplissent les conditions de ressources. Si vous l’obtenez, l’Assurance Maladie indique qu’une mutuelle individuelle peut être résiliée à tout moment.
Et la déduction fiscale de la mutuelle ?
Certains indépendants peuvent, sous conditions, déduire de leur bénéfice une partie de leurs cotisations de santé (cadre dit « Madelin »). En micro-entreprise, aucune charge n’est déduite pour son montant réel : ce cadre ne s’applique donc pas. Ne choisissez pas un contrat sur ce seul critère.
Ce que recherchent les auto-entrepreneurs dans une mutuelle
En micro-entreprise, le chiffre d’affaires peut varier fortement d’un mois à l’autre, et l’activité est souvent menée seul, parfois en plus d’un emploi salarié. Ce qui compte le plus, et comment le traduire en garanties :
- Une cotisation qui reste supportable quand le chiffre d’affaires baisse : un niveau de garanties choisi poste par poste, plutôt qu’une formule haut de gamme partout.
- L’essentiel bien couvert : l’hospitalisation d’abord, puis l’optique et le dentaire selon vos besoins.
- De la souplesse : la possibilité de changer de formule, et de résilier après la première année si vous devenez salarié et entrez dans un contrat collectif.
- Des services qui font gagner du temps : téléconsultation, tiers payant, espace en ligne, selon les contrats.
- Ne pas payer deux fois : si vous êtes déjà couvert par la mutuelle de votre employeur, comparez avant d’ajouter un contrat.
Les enjeux actuels et à venir pour les auto-entrepreneurs
- Des taux de cotisations fixés par activité. Selon service-public.fr, les taux du régime micro-social en 2026 sont de 12,3 % pour la vente de marchandises, 21,2 % pour les prestations de services commerciales ou artisanales, 25,6 % pour les professions libérales non réglementées et 23,2 % pour les professions libérales qui relèvent de la Cipav. Ces cotisations financent vos droits de base ; elles ne comprennent pas de complémentaire santé.
- Si l’activité s’arrête : l’allocation des travailleurs indépendants (ATI). Elle peut être versée quand une activité non salariée prend fin de manière involontaire et définitive. Selon service-public.fr, il faut notamment avoir exercé au moins 2 ans sans interruption dans une même entreprise, en avoir tiré au moins 10 000 euros de revenu sur l’une des 2 dernières années et s’inscrire à France Travail dans les 12 mois. Elle va de 19,73 à 26,30 euros par jour, pendant 182 jours au plus. C’est un revenu de remplacement, pas une couverture santé : en cas de cessation, organisez aussi la suite de votre mutuelle.
- Conjoint collaborateur : une échéance au 31 décembre 2026. Le statut de conjoint collaborateur est désormais limité à 5 ans. Selon service-public.fr, les conjoints déclarés au plus tard le 1er janvier 2022 peuvent le garder jusqu’au 31 décembre 2026 au plus tard ; un conjoint qui continue ensuite de travailler régulièrement dans l’entreprise doit choisir le statut de salarié ou d’associé. Devenu salarié, il pourra en principe bénéficier de la mutuelle collective que l’entreprise doit proposer à ses salariés ; sinon, vérifiez qu’il reste couvert par votre contrat ou par un autre.
- Reste à charge : des plafonds relevés le 1er octobre 2026. Selon service-public.fr, le plafond annuel des franchises médicales est passé de 50 à 70 euros par personne, de même que celui des participations forfaitaires (décret n° 2026-858 du 11 septembre 2026). Les contrats dits « responsables » ne remboursent pas la participation forfaitaire, ni, sauf rares exceptions, les franchises : ces sommes restent à votre charge, quelle que soit la mutuelle choisie.
- Changer de contrat plus facilement. Une complémentaire santé individuelle peut être résiliée à tout moment après la première année, et depuis le 1er juin 2023, les contrats d’assurance qui peuvent être souscrits en ligne doivent aussi pouvoir être résiliés en ligne, en quelques clics (obligatoire depuis le 1er septembre 2023 pour les contrats en cours), selon service-public.fr.
À vérifier dans un contrat
- Ce que couvre déjà votre mutuelle de salarié, si vous en avez uneComparez avant de payer deux contrats. Une seconde mutuelle n’est utile que si elle apporte vraiment quelque chose.
- Le montant des cotisations au regard de votre chiffre d’affairesUne cotisation régulière doit rester supportable même lors d’un mois creux. Regardez aussi la date et la fréquence des prélèvements.
- Les services pour se soigner sans s’arrêter longtempsTiers payant, téléconsultation, réseau de soins : selon les contrats, ils évitent d’avancer les frais ou de perdre une demi-journée.
- Les délais de carenceCertains contrats ne remboursent certains soins qu’après une période d’attente : lisez les conditions générales.
- La possibilité de changer de formuleVotre activité évolue vite : vérifiez comment monter ou baisser de niveau de garanties, et à quel moment.
Les montants remboursés, les délais de carence et les exclusions sont propres à chaque contrat : vérifiez-les dans le tableau de garanties et les conditions générales de l’assureur avant de souscrire.
Comparer seul ou avec un conseiller
Le questionnaire ne pose aucune question sur votre santé. Vous choisissez un niveau de remboursement pour chaque poste, puis les offres de nos assureurs partenaires s’affichent, classées selon un critère indiqué en haut de la liste.
Vous pouvez souscrire en ligne sur le site de l’assureur, ou demander à être rappelé par un conseiller du cabinet.
Questions fréquentes
Un auto-entrepreneur est-il obligé de prendre une mutuelle ?
L’obligation de proposer une complémentaire santé collective vise les employeurs du secteur privé, pour leurs salariés. En tant qu’indépendant, vous n’avez pas d’employeur pour vous en proposer une : c’est à vous de décider de souscrire un contrat individuel. Sans complémentaire santé, la part de vos frais que l’Assurance Maladie ne rembourse pas reste entièrement à votre charge.
Je suis salarié et auto-entrepreneur à côté : quelle mutuelle garder ?
Si votre employeur vous couvre déjà, c’est souvent ce contrat qui vous protège au quotidien. Comparez ses garanties avec vos besoins réels avant d’en ajouter une autre, et anticipez le jour où vous quitterez votre emploi.
Mon chiffre d’affaires est faible : existe-t-il une aide ?
La Complémentaire santé solidaire est ouverte aux travailleurs indépendants dont les ressources ne dépassent pas un plafond. Selon vos ressources, elle est gratuite ou demande une petite participation. Faites le test sur ameli.fr avant de souscrire une mutuelle.
Puis-je changer de mutuelle si mon activité évolue ?
Oui. Après la première année de contrat, une complémentaire santé peut être résiliée à tout moment, sans frais ; la résiliation prend effet un mois après réception de la demande. Avant, il faut respecter l’échéance prévue au contrat.
Les cotisations Urssaf d’un auto-entrepreneur comprennent-elles une mutuelle ?
Non. Les cotisations du régime micro-social financent notamment l’assurance maladie de base et la retraite ; la complémentaire santé est un contrat à part, que vous choisissez et payez vous-même.
Un auto-entrepreneur peut-il déduire sa mutuelle de son chiffre d’affaires ?
Non. Selon impots.gouv.fr, un micro-entrepreneur ne déduit pas ses charges pour leur montant réel : un abattement forfaitaire s’applique. Le cadre dit « Madelin » ne s’applique donc pas en micro-entreprise.
J’arrête ma micro-entreprise : ai-je droit au chômage des indépendants ?
Peut-être, via l’allocation des travailleurs indépendants (ATI). Selon service-public.fr, elle suppose notamment une cessation involontaire, au moins 2 ans d’activité sans interruption, un revenu d’au moins 10 000 euros sur l’une des 2 dernières années et une inscription à France Travail dans les 12 mois. Elle ne couvre pas vos frais de santé : gardez une mutuelle.
Auto-entrepreneur et étudiant : quelle mutuelle choisir ?
Votre statut de micro-entrepreneur ne vous donne pas de mutuelle. Selon les conditions de leur contrat, la mutuelle de vos parents peut parfois vous couvrir ; sinon, comparez les contrats individuels et vérifiez votre droit à la Complémentaire santé solidaire, ouverte sous conditions de ressources.
Mon conjoint m’aide dans ma micro-entreprise : est-il couvert ?
Pas par votre statut. Le conjoint qui participe régulièrement à l’activité doit choisir un statut (collaborateur, salarié ou associé selon la forme de l’entreprise), qui lui donne une protection sociale de base. Pour la complémentaire santé, ajoutez-le à votre contrat ou vérifiez qu’il est couvert ailleurs. Le statut de collaborateur est limité à 5 ans.
Sources
- Ameli : artisan, commerçant, la déclaration de l’entreprise et la prise en charge des frais de santé
- Ameli : arrêt de travail pour maladie, les indemnités journalières de l’artisan ou du commerçant
- Urssaf (autoentrepreneur.urssaf.fr) : l’essentiel du statut
- Ameli : qui peut bénéficier de la Complémentaire santé solidaire ?
- Economie.gouv.fr : assurance habitation, auto, complémentaire santé, comment résilier son contrat ?
- Impots.gouv.fr : je suis micro-entrepreneur, puis-je déduire des charges ?
- BOFiP-Impôts : cotisations santé et prévoyance des indépendants, contrats de groupe (BOI-BIC-CHG-40-50-40-10)
- Service-public.fr (Entreprendre) : quelle est l’obligation de l’employeur en matière de complémentaire santé ?
- Service-public.fr (Entreprendre) : régime micro-social, taux de cotisations
- Service-public.fr (Entreprendre) : comment bénéficier de l’allocation des travailleurs indépendants (ATI) ?
- France Travail : l’allocation pour les travailleurs indépendants (ATI)
- Service-public.fr (Entreprendre) : conjoint du chef d’entreprise, pouvez-vous garder le statut de conjoint collaborateur ?
- Service-public.fr (Entreprendre) : conjoint du chef d’entreprise, quels sont les différents statuts ?
- Service-public.fr : frais médicaux, les plafonds annuels des franchises et participations forfaitaires augmentent au 1er octobre 2026
- Service-public.fr : ticket modérateur, forfait et franchises (Sécurité sociale)
- Service-public.fr : complémentaire santé (mutuelle)
- Service-public.fr : résiliation en 3 clics, les dispositions propres aux contrats d’assurance souscrits en ligne
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