Comparateur mutuelle profession libérale
Consultant, architecte, avocat, graphiste, professionnel de santé : en libéral, personne ne vous fournit de mutuelle. Comparez les complémentaires santé de nos assureurs partenaires, avec le régime indépendant déjà sélectionné.
- Mis à jour le
- Écrit par
- Constance
- Relu par
- Henri Elfassy
Qui voulez-vous assurer ?
Le questionnaire s’ouvre avec le régime « Indépendant, profession libérale, artisan (TNS) » déjà choisi. Vous pourrez le modifier.
L’essentiel en bref
- En libéral, vous choisissez seul votre complémentaire santé ; vos soins de base restent remboursés par l’Assurance Maladie.
- Les règles d’indemnisation des arrêts de travail ne sont pas les mêmes pour toutes les professions libérales : vérifiez celles qui s’appliquent à la vôtre.
- Depuis juillet 2021, l’Assurance Maladie indemnise les arrêts maladie de la plupart des professionnels libéraux, pendant 90 jours au plus.
- Le questionnaire s’ouvre avec le régime indépendant déjà choisi, sans question sur votre santé.
Profession libérale « réglementée » ou non : pourquoi c’est important
On distingue les professions libérales réglementées (avocats, architectes, professions de santé…) et les autres (consultants, formateurs, graphistes…). Cette différence ne change pas grand-chose pour la mutuelle elle-même, mais elle change les règles d’indemnisation en cas d’arrêt de travail.
- Professions libérales non réglementées : l’Assurance Maladie indique qu’elles bénéficient de la même prise en charge que les artisans et commerçants, y compris pour les indemnités journalières.
- Autres professions libérales : depuis le 1er juillet 2021, un dispositif d’indemnités journalières versées par l’Assurance Maladie s’applique, après 3 jours de carence et pour 90 jours d’arrêt au maximum. Les avocats en sont exclus, car ils ont déjà une assurance obligatoire propre.
Au-delà du 90e jour, ce sont en général les caisses de retraite et de prévoyance propres à chaque profession qui peuvent prendre le relais, selon leurs règles : service-public.fr indique qu’au-delà du 90e jour d’arrêt, l’interlocuteur n’est plus la CPAM mais votre caisse, dont les règles en matière d’invalidité et de décès varient. Renseignez-vous directement auprès d’elle.
Qui vous rembourse vos soins ?
Vous êtes rattaché à la CPAM de votre lieu de résidence pour vos frais de santé, et l’Urssaf encaisse vos cotisations. La complémentaire santé intervient ensuite sur ce qui reste à votre charge.
Vous êtes professionnel de santé libéral ?
Médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, infirmiers, kinésithérapeutes, orthophonistes, orthoptistes et pédicures-podologues conventionnés relèvent d’un cadre particulier. Nous avons des pages dédiées à plusieurs de ces métiers, plus précises que celle-ci.
Les besoins qui reviennent souvent en libéral
- Garder la main sur son agenda : tiers payant et téléconsultation, selon les contrats, limitent le temps perdu.
- Une hospitalisation bien couverte, car une absence imprévue désorganise toute l’activité.
- Une formule famille quand le conjoint n’a pas de mutuelle d’entreprise.
Le cadre fiscal dit « Madelin » peut, sous conditions, concerner les libéraux imposés selon certains régimes : contrat de groupe, déduction plafonnée, cotisations obligatoires à jour ; il ne s’applique pas en micro-entreprise. Faites valider votre situation par votre expert-comptable.
Ce que recherchent les professions libérales dans une mutuelle
Consultant, architecte, avocat, formateur, graphiste : en libéral, l’activité repose sur votre agenda et sur votre disponibilité. Les attentes qui reviennent :
- Un accès rapide aux soins pour ne pas annuler de rendez-vous clients : téléconsultation, tiers payant, réseau de soins, selon les contrats.
- Une hospitalisation bien couverte, dépassements d’honoraires compris, car une absence imprévue désorganise toute l’activité.
- Une formule famille quand le conjoint n’a pas de mutuelle d’entreprise.
- Un contrat qui suit les changements de statut : passage de la micro-entreprise à l’entreprise individuelle, création d’une société, collaboration.
- Une prévoyance adaptée à votre caisse : les règles d’arrêt de travail varient selon les professions, d’où l’intérêt d’étudier ce point à part.
Les enjeux actuels et à venir pour les professions libérales
- Cotisations sociales : une nouvelle assiette depuis les revenus 2025. La réforme de l’assiette sociale, votée dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024, concerne les travailleurs indépendants et les praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés. La déduction des cotisations « au réel » est remplacée par un abattement forfaitaire de 26 %, appliqué automatiquement. Selon impots.gouv.fr, le total des prélèvements reste identique, mais la part des cotisations qui ouvrent des droits, notamment pour la retraite, augmente ; les nouveaux barèmes s’appliquent à partir d’avril 2026, après la déclaration des revenus 2025.
- Si l’activité s’arrête : l’allocation des travailleurs indépendants (ATI). Elle peut être versée quand une activité non salariée prend fin de manière involontaire et définitive. Selon service-public.fr, il faut notamment avoir exercé au moins 2 ans sans interruption dans une même entreprise, en avoir tiré au moins 10 000 euros de revenu sur l’une des 2 dernières années et s’inscrire à France Travail dans les 12 mois. Elle va de 19,73 à 26,30 euros par jour, pendant 182 jours au plus. C’est un revenu de remplacement, pas une couverture santé : en cas de cessation, organisez aussi la suite de votre mutuelle.
- Conjoint collaborateur : une échéance au 31 décembre 2026. Le statut de conjoint collaborateur est désormais limité à 5 ans. Selon service-public.fr, les conjoints déclarés au plus tard le 1er janvier 2022 peuvent le garder jusqu’au 31 décembre 2026 au plus tard ; un conjoint qui continue ensuite de travailler régulièrement dans l’entreprise doit choisir le statut de salarié ou d’associé. Devenu salarié, il pourra en principe bénéficier de la mutuelle collective que l’entreprise doit proposer à ses salariés ; sinon, vérifiez qu’il reste couvert par votre contrat ou par un autre.
- Reste à charge : des plafonds relevés le 1er octobre 2026. Selon service-public.fr, le plafond annuel des franchises médicales est passé de 50 à 70 euros par personne, de même que celui des participations forfaitaires (décret n° 2026-858 du 11 septembre 2026). Les contrats dits « responsables » ne remboursent pas la participation forfaitaire, ni, sauf rares exceptions, les franchises : ces sommes restent à votre charge, quelle que soit la mutuelle choisie.
À vérifier dans un contrat
- Vos règles d’arrêt de travail, avant même la mutuelleSelon votre profession, l’indemnisation d’un arrêt n’est pas la même : renseignez-vous auprès de votre CPAM et de votre caisse de retraite.
- Le niveau de prise en charge en hospitalisationChambre particulière, dépassements d’honoraires, frais de séjour.
- Les services pratiquesTiers payant, téléconsultation, espace en ligne pour les remboursements : utiles quand le temps est compté.
- La souplesse du contratAjout d’un conjoint ou d’un enfant, changement de niveau de garanties : à quel moment et à quelles conditions.
- L’éligibilité éventuelle au cadre « Madelin »Demandez-la par écrit à l’assureur et faites-la valider par votre expert-comptable (contrat de groupe, déduction plafonnée, cotisations obligatoires à jour ; pas en micro-entreprise).
Les montants remboursés, les délais de carence et les exclusions sont propres à chaque contrat : vérifiez-les dans le tableau de garanties et les conditions générales de l’assureur avant de souscrire.
Comparer seul ou avec un conseiller
Le questionnaire ne pose aucune question sur votre santé. Vous choisissez un niveau de remboursement pour chaque poste, puis les offres de nos assureurs partenaires s’affichent, classées selon un critère indiqué en haut de la liste.
Vous pouvez souscrire en ligne sur le site de l’assureur, ou demander à être rappelé par un conseiller du cabinet.
Questions fréquentes
Je suis consultant indépendant : suis-je une profession libérale ?
En général, oui : les activités de conseil font partie des professions libérales dites « non réglementées » : service-public.fr cite le consultant parmi ses exemples, tout en précisant qu’il n’en existe pas de liste officielle. Pour ces professions, l’Assurance Maladie applique aux arrêts de travail les mêmes règles que pour les artisans et commerçants.
Qui m’indemnise si je suis arrêté plus de 90 jours ?
Le dispositif de l’Assurance Maladie pour les professions libérales s’arrête au 90e jour. Ensuite, cela dépend de votre caisse de retraite et de prévoyance, dont les règles varient : interrogez-la directement. Un contrat de prévoyance peut compléter.
Les avocats sont-ils concernés par cette page ?
Pour la mutuelle, oui : un avocat libéral choisit aussi sa complémentaire santé. Pour les arrêts de travail, en revanche, les avocats ont leur propre assurance obligatoire et ne relèvent pas du dispositif de l’Assurance Maladie décrit plus haut.
Puis-je assurer toute ma famille avec un seul contrat ?
Oui, la plupart des mutuelles proposent des formules couple et famille. Dans le questionnaire, vous choisissez qui assurer, puis vous indiquez la date de naissance de chacun.
Un consultant indépendant a-t-il besoin d’une mutuelle ?
Aucune règle ne l’y oblige, mais aucun employeur ne lui en fournit une : sans complémentaire santé, la part non remboursée par l’Assurance Maladie reste entièrement à sa charge. Comparez au moins la prise en charge de l’hospitalisation.
Libéral en société (SELARL, SAS) : quel régime choisir dans le comparateur ?
Cela dépend de votre statut de dirigeant. Selon l’Urssaf, le gérant majoritaire de SARL ou de SELARL est travailleur indépendant ; le président rémunéré de SAS ou de SASU est assimilé salarié. Choisissez « Indépendant (TNS) » dans le premier cas, « Régime général » dans le second.
Les cotisations de mutuelle d’un libéral sont-elles déductibles ?
Selon la doctrine fiscale (BOFiP), le cadre dit « Madelin » concerne les indépendants non agricoles : la déduction passe par un contrat de groupe souscrit par l’intermédiaire d’un groupement, dans la limite d’un plafond, à condition d’être à jour de ses cotisations sociales obligatoires. En micro-entreprise, il ne s’applique pas, car aucune charge n’est déduite pour son montant réel. Faites valider votre cas par votre expert-comptable.
Mon conjoint travaille dans mon cabinet : comment le couvrir ?
Selon service-public.fr, un entrepreneur individuel ou un gérant majoritaire de SARL ou de SELARL peut avoir un conjoint collaborateur, statut limité à 5 ans ; le conjoint peut aussi être salarié ou associé. Salarié, il relève en principe de la mutuelle collective ; sinon, ajoutez-le à votre contrat.
Existe-t-il un chômage pour les professions libérales ?
Oui, sous conditions : l’allocation des travailleurs indépendants (ATI) peut être versée en cas de perte involontaire et définitive de l’activité, pendant 182 jours au plus. Selon service-public.fr, il faut notamment 2 ans d’activité sans interruption et un revenu d’au moins 10 000 euros sur l’une des 2 dernières années.
Sources
- Ameli : arrêt de travail pour maladie ou accident, les indemnités journalières du professionnel libéral
- Ameli : profession libérale, la déclaration de l’entreprise et la prise en charge des frais de santé
- Ameli : praticien et auxiliaire médical conventionné, les modalités de votre prise en charge
- BOFiP-Impôts : charges sociales personnelles des professions libérales (BOI-BNC-BASE-40-60-50-10)
- Impots.gouv.fr : je suis micro-entrepreneur, puis-je déduire des charges ?
- Service-public.fr (Entreprendre) : protection sociale du professionnel libéral
- Service-public.fr (Entreprendre) : professions libérales réglementées et non réglementées
- Impots.gouv.fr : la réforme de l’assiette sociale des travailleurs indépendants
- Impots.gouv.fr : dépliant « La réforme de l’assiette sociale » (campagne 2026)
- Service-public.fr (Entreprendre) : comment bénéficier de l’allocation des travailleurs indépendants (ATI) ?
- France Travail : l’allocation pour les travailleurs indépendants (ATI)
- Service-public.fr (Entreprendre) : conjoint du chef d’entreprise, pouvez-vous garder le statut de conjoint collaborateur ?
- Service-public.fr (Entreprendre) : conjoint du chef d’entreprise, quels sont les différents statuts ?
- Service-public.fr (Entreprendre) : quelle est l’obligation de l’employeur en matière de complémentaire santé ?
- Service-public.fr : frais médicaux, les plafonds annuels des franchises et participations forfaitaires augmentent au 1er octobre 2026
- Service-public.fr : ticket modérateur, forfait et franchises (Sécurité sociale)
- BOFiP-Impôts : cotisations santé et prévoyance des indépendants, contrats de groupe (BOI-BIC-CHG-40-50-40-10)
- Urssaf : choisir votre statut juridique (régime social du dirigeant de société)
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