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Vérificateur de hausse et vos droits

Votre mutuelle augmente en 2027 : comprendre, vérifier, agir

Vous venez de recevoir votre avis d’échéance et la cotisation grimpe. Voici d’où vient la hausse, ce que la loi vous permet de faire, comment lire votre lettre et où gagner de l’argent sans sacrifier les garanties utiles. Le vérificateur calcule votre hausse réelle et la compare aux chiffres publiés.

Mis à jour le · Rédaction : équipe éditoriale de Comparateur Mutuelle Santé · Relu par Henri Elfassy le 4 novembre 2026

L’essentiel en bref

  • Une hausse de cotisation n’est pas illégale en soi. L’organisme ne peut ni réduire les garanties ni majorer le tarif au cas par cas : la hausse vaut pour tous les adhérents du même tarif, et une mutuelle doit vous notifier toute modification du montant des cotisations.
  • Votre contrat individuel a plus d’un an ? Vous pouvez le résilier à tout moment, sans frais : il s’arrête un mois après réception de votre demande, et le nouvel organisme peut faire la démarche pour vous.
  • Mutuelle d’entreprise obligatoire : vous ne pouvez pas la résilier vous-même, mais votre employeur doit vous remettre une notice au moins trois mois avant toute modification de vos droits et obligations, et il paie au moins la moitié de la cotisation.
  • Pour 2027, aucune fédération n’avait publié de hausse moyenne au 2 novembre 2026 ; des cabinets privés prévoient environ 7 à 8,3 % sur les contrats individuels, hors effet de l’âge. Ce sont des estimations, pas des statistiques officielles.
  • Avant de résilier, comparez à garanties équivalentes, poste par poste : c’est là que se joue l’économie, pas sur le seul prix affiché.

Sources : DGCCRF, fiche « comparez les offres » · Code de la mutualité, art. L221-5 · Code des assurances, art. L113-15-2 · Code de la mutualité, art. L221-10-2 · Code de la sécurité sociale, art. L932-12-1 · Code de la mutualité, art. L221-6 · Code des assurances, art. L141-4 · Service-Public.fr, fiche F20739 · MoneyVox, septembre 2026

Vérifiez votre hausse en 1 minute

Hausse en euros et en pourcentage, comparaison avec les chiffres publiés et vos droits selon votre contrat. Rien n’est enregistré, aucune question sur votre santé, ni nom ni adresse email.

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Le résultat s’affiche sur une page à part, calculée à la volée : fermez-la et tout disparaît. Les repères viennent uniquement de notre baromètre des prix (sources publiques citées).

Pourquoi votre mutuelle augmente-t-elle en 2027 ?

Une hausse additionne le plus souvent plusieurs causes : l’évolution générale du tarif de votre organisme, votre âge si votre cotisation en dépend, et des décisions publiques qui font passer une partie des dépenses de l’Assurance maladie vers les complémentaires. Le tarif dépend aussi du niveau de garanties, de votre situation professionnelle et de votre lieu de résidence. Votre lettre ne détaille pas toujours la part de chaque cause : demandez-la par écrit.

Sources : Service-Public.fr, fiche F20314 · Mutualité Française, communiqué de décembre 2024

Votre âge fait-il monter la cotisation ?

Oui, pour un contrat individuel dont le tarif dépend de l’âge. La DREES mesurait en 2021 une prime moyenne de 33 € par mois à 20 ans, 59 € à 40 ans, 93 € à 60 ans et 146 € à 85 ans pour un contrat individuel (assuré vivant seul). Votre cotisation peut être révisée quand vous changez de tranche d’âge, si elle a été fixée sur cette base.

Sources : DREES, primes par âge (données 2021) · DGCCRF, fiche « comparez les offres »

Dans une mutuelle d’entreprise, la prime ne dépend pas de l’âge du salarié : 68 € par mois en moyenne en 2021, parts employeur et salarié comprises. C’est en quittant l’entreprise, à la retraite par exemple, que l’écart se paie (voir plus bas, maintien « loi Évin »).

Source : DREES, primes par âge (données 2021)

Les déremboursements de 2027 vont-ils peser sur votre cotisation ?

Oui, c’est la nouveauté de l’année. Quatre décrets du 21 août 2026, publiés au Journal officiel du 22 août, relèvent à partir du 1er janvier 2027 les limites de la participation de l’assuré (le ticket modérateur, la part que l’Assurance maladie ne rembourse pas) fixées par l’article R160-5 du Code de la sécurité sociale :

  • soins dentaires (décret n° 2026-809) : de 35 à 45 % jusqu’ici, de 50 à 60 % ;
  • certains dispositifs médicaux (décret n° 2026-810) : de 40-50 % à 50-60 %, et de 35-45 % à 50-60 % pour deux autres catégories ;
  • médicaments au service médical rendu le plus faible (décret n° 2026-811) : de 70-75 % à 85-95 %, et de 85-90 % ou 80-90 % à 93-97 % selon les catégories ;
  • transports sanitaires (décret n° 2026-812) : de 45-55 % à 50-60 %.

Sources : Décret n° 2026-809 · Décret n° 2026-810 · Décret n° 2026-811 · Décret n° 2026-812

Ce sont des fourchettes : le taux exact est fixé à l’intérieur de chacune par une décision de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM), après avis des complémentaires santé ; le ministre de la Santé peut s’y opposer. Aucune décision fixant ces taux pour 2027 ne figure dans les Journaux officiels parus du 22 août au 4 novembre 2026.

Source : Code de la sécurité sociale, art. L160-13

Le mécanisme, lui, est connu. Le ticket modérateur est la part de vos dépenses qui reste à votre charge après le remboursement de l’Assurance maladie ; votre complémentaire peut la couvrir en partie ou en totalité. Un contrat « responsable », le cas le plus courant, prend en charge ce ticket modérateur : pour les soins dentaires courants, il rembourse 100 % de la base de remboursement de la Sécurité sociale. Quand la part de l’Assurance maladie baisse, celle de votre complémentaire augmente d’autant.

Sources : ameli.fr, le ticket modérateur · Service-Public.fr, fiche F20314 · DGCCRF, fiche « comparez les offres »

C’est déjà arrivé : depuis le 15 octobre 2023, l’Assurance maladie rembourse les consultations et soins dentaires à 60 % au lieu de 70 % (participation de l’assuré portée à 40 % par un arrêté du 12 octobre 2023) ; la complémentaire prend en charge la part restante quand le contrat le prévoit. La Mutualité Française cite ces transferts décidés par les pouvoirs publics parmi les causes des hausses de cotisations (annonce d’une fédération, décembre 2024).

Sources : Arrêté du 12 octobre 2023 (taux dentaire) · Service-Public.fr, fiche F33956 · Mutualité Française, communiqué de décembre 2024

À ne pas confondre : les plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires sont passés de 50 € à 70 € chacun au 1er octobre 2026. Un contrat responsable ne rembourse pas la participation forfaitaire de 2 € : ces sommes augmentent vos frais, elles restent à votre charge.

Sources : Service-Public.fr, actualité du 16 septembre 2026 · Service-Public.fr, fiche F20314

Les mutuelles remboursent-elles vraiment plus chaque année ?

Oui. Selon la DREES, les prestations versées par les complémentaires santé ont augmenté de 6,2 % en 2024, et les cotisations encaissées de 8,2 %, pour atteindre 46,5 milliards d’euros hors taxes. Cette année-là, 79 % (collectifs 85 %, individuels 73 %) des cotisations ont été reversées en remboursements.

Sources : DREES, les dépenses de santé en 2024 · DREES, rapport 2025 sur les organismes complémentaires

Lisez l’écart : sur un contrat individuel, une part plus faible de la cotisation revient en remboursements que sur un contrat collectif. C’est une raison de plus de comparer quand la hausse tombe.

Source : DREES, rapport 2025 sur les organismes complémentaires

Quelle part de votre cotisation part en taxes ?

Une partie de ce que vous payez est une taxe reversée à la Sécurité sociale, la taxe de solidarité additionnelle : 13,27 % des cotisations d’un contrat responsable et solidaire, et 20,27 % (7 points de plus) quand ces conditions ne sont pas respectées.

Source : Code de la sécurité sociale, art. L862-4

Pour 2026, la loi de financement de la Sécurité sociale a créé une contribution exceptionnelle des complémentaires santé de 2,05 %, assise sur les cotisations de 2026, et interdisait d’augmenter les cotisations par rapport à 2025. Saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité, le Conseil constitutionnel a déclaré ce gel contraire à la Constitution le 23 octobre 2026 : seule la phrase sur le gel est censurée.

Sources : Assemblée nationale, question écrite n° 13070 · Conseil constitutionnel, décision n° 2026-1230/1231 QPC

Pour 2027, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale est encore en discussion au Parlement (texte transmis au Sénat le 2 novembre 2026) : rien n’est définitif tant qu’il n’est pas voté et publié.

Source : Sénat, projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

De combien les mutuelles augmentent-elles en 2027 ?

Au 2 novembre 2026, nous n’avons trouvé aucune hausse moyenne pour 2027 publiée par la Mutualité Française, France Assureurs ou le CTIP. Les deux dernières annonces de la Mutualité Française ont été faites mi-décembre (18 décembre 2024 pour 2025, mi-décembre 2025 pour 2026). Pour comparaison, la Mutualité Française annonçait pour 2026 +4,3 % sur les contrats individuels et +4,7 % sur les contrats d’entreprise.

Sources : Mutualité Française, communiqué de décembre 2024 · Economie Matin, décembre 2025

Les seules prévisions publiées pour 2027 viennent de cabinets privés (septembre 2026) :

  • contrats individuels : +8,30 % (de +5 % à +10,8 % selon les organismes, hors effet de l’âge) selon Addactis, +7 % (hors effet de l’âge) selon Fact & Figures ;
  • contrats collectifs : +7 % (de +4,1 % à +10,8 %) selon Addactis.

Source : MoneyVox, septembre 2026

Ces moyennes excluent l’effet de l’âge : une hausse plus forte que la moyenne n’est donc pas forcément anormale si vous avez changé de tranche d’âge. Elle reste une bonne raison de comparer. Tous les chiffres et leurs sources : baromètre des prix des mutuelles.

Source : MoneyVox, septembre 2026

Votre mutuelle a-t-elle le droit d’augmenter votre cotisation ?

Oui, mais pas n’importe comment. L’organisme ne peut ni réduire les garanties ni majorer le tarif au cas par cas : une hausse vaut pour tous les adhérents du même tarif. Votre cotisation peut aussi être révisée quand vous changez de tranche d’âge, si elle a été fixée sur cette base. Une mutuelle doit notifier à chaque adhérent toute modification du montant des cotisations.

Sources : DGCCRF, fiche « comparez les offres » · Code de la mutualité, art. L221-5

Dans quel délai doit-on vous prévenir d’une hausse ?

Contrat individuel :

  • chaque année, votre organisme doit vous envoyer un avis d’échéance au moins 15 jours avant la date d’échéance, avec la date limite pour refuser la reconduction automatique du contrat ;
  • une mutuelle doit vous notifier toute modification du montant des cotisations ; l’article qui le prévoit ne fixe pas de délai ;
  • compagnie d’assurance : chaque avis d’échéance annuelle doit rappeler la date limite pour dénoncer le contrat ; la façon dont le tarif peut être révisé figure dans les conditions générales de votre contrat.

Sources : Service-Public.fr, fiche F20314 · Code de la mutualité, art. L221-5 · Code des assurances, art. L113-15-1

Contrat d’entreprise ou de groupe :

  • quand un avenant modifie vos droits et obligations, l’employeur (ou l’association qui a souscrit le contrat) doit vous remettre une notice au moins trois mois avant la date d’entrée en vigueur, pour un contrat de mutuelle comme pour une assurance de groupe ;
  • ces articles parlent des « modifications apportées à leurs droits et obligations », sans citer expressément la cotisation : demandez la notice ou l’avenant ;
  • institution de prévoyance : même règle, l’employeur doit vous remettre la notice établie par l’institution « trois mois au minimum » avant l’entrée en vigueur des modifications.

Sources : Code de la mutualité, art. L221-6 · Code des assurances, art. L141-4 · Code de la sécurité sociale, art. L932-6

Peut-on refuser une hausse de mutuelle ?

Pas en gardant le contrat : aucun des textes lus ne vous permet de rester adhérent à l’ancien tarif. Votre vrai pouvoir, c’est de partir, et la loi vous en donne souvent le moyen.

  • Contrat individuel de plus d’un an : résiliation à tout moment, sans frais, effet un mois après réception de la demande.
  • Contrat individuel de moins d’un an : résiliation à l’échéance annuelle, avant la date limite rappelée sur l’avis d’échéance, ou après certains changements de situation, dans les trois mois.
  • Contrat collectif à adhésion facultative : vous pouvez dénoncer votre adhésion en raison des modifications ; pour une mutuelle, dans le mois qui suit la remise de la notice.
  • Mutuelle d’entreprise obligatoire : pas de résiliation possible par le salarié ; seule une dispense d’adhésion, dans les cas prévus, permet d’en sortir.

Sources : Code des assurances, art. L113-15-2 · Code de la mutualité, art. L221-10-2 · Service-Public.fr, fiche F20314 · Code des assurances, art. L113-16 · Code de la mutualité, art. L221-6 · Code des assurances, art. L141-4 · Service-Public.fr, fiche F20740

Les délais, les cas particuliers et quatre lettres types : Résilier sa mutuelle.

Votre lettre de hausse est arrivée en retard : que pouvez-vous faire ?

Si votre contrat individuel a plus d’un an, le retard ne change presque rien : vous pouvez résilier à tout moment, avec effet un mois après réception de votre demande.

Sources : Code des assurances, art. L113-15-2 · Code de la mutualité, art. L221-10-2

Pour une mutuelle, si l’avis d’échéance vous parvient moins de 15 jours avant la date limite pour refuser la reconduction, ou après, vous avez 20 jours à compter de son envoi pour la refuser ; la résiliation prend effet le lendemain de l’envoi de votre demande. Si l’avis ne rappelle pas la date limite, vous pouvez résilier à tout moment à partir de la reconduction, sans pénalité.

Source : Code de la mutualité, art. L221-10-1

Pour une compagnie d’assurance, la règle est la même : avis reçu moins de 15 jours avant la date limite, ou après, 20 jours à compter de son envoi pour dénoncer la reconduction ; avis sans ce rappel, résiliation possible à tout moment à partir de la reconduction, sans pénalité, avec effet le lendemain de votre notification. Même règle pour une institution de prévoyance.

Sources : Code des assurances, art. L113-15-1 · Code de la sécurité sociale, art. L932-21-1

Contrat collectif : si la notice arrive moins de trois mois avant la modification, les articles lus ne prévoient pas de conséquence particulière. Signalez-le par écrit à votre employeur et demandez-lui la date d’effet retenue.

Sources : Code de la mutualité, art. L221-6 · Code des assurances, art. L141-4

Mutuelle d’entreprise : que faire face à une hausse ?

Si l’adhésion est obligatoire, vous ne pouvez pas résilier : c’est l’employeur qui a souscrit le contrat. Il finance au moins la moitié de la cotisation, la hausse le concerne donc aussi : c’est souvent le bon interlocuteur, avec vos représentants du personnel.

Sources : Code des assurances, art. L113-15-2 · Code de la mutualité, art. L221-10-2 · Service-Public.fr, fiche F20739

Une dispense d’adhésion reste possible dans les cas prévus : par exemple si vous êtes déjà couvert par la mutuelle d’entreprise obligatoire de votre conjoint, si vous bénéficiez de la Complémentaire santé solidaire, ou si vous aviez déjà un contrat individuel lors de votre embauche (jusqu’à son échéance). La demande se fait par écrit à l’employeur.

Source : Service-Public.fr, fiche F20740

Vous êtes couvert par l’entreprise mais certains postes restent mal remboursés ? Plutôt qu’un second contrat complet, regardez la surcomplémentaire santé.

Retraité avec la mutuelle de votre ancienne entreprise : la hausse est-elle plafonnée ?

Oui, les trois premières années. Quand vous gardez la mutuelle de votre ancienne entreprise à titre individuel (dispositif dit « loi Évin »), vous payez la première année au plus le tarif des salariés actifs (parts employeur et salarié comprises), puis au plus 25 % de plus la deuxième année et 50 % de plus la troisième. À partir de la quatrième année, le tarif est libre.

Source : Service-Public.fr, fiche F20744

C’est souvent la quatrième année que la note grimpe. Demandez le tarif des actifs pour vérifier les plafonds, et comparez avec un contrat individuel avant chaque échéance : voir Loi Évin : garder sa mutuelle d’entreprise après son départ et le comparateur mutuelle senior.

Comment lire votre lettre de hausse ?

Reprenez votre avis d’échéance et vérifiez, dans cet ordre :

  • les deux montants, ancien et nouveau, pour la même période (mois, trimestre ou année) et le même nombre de personnes couvertes ;
  • la date d’effet de la nouvelle cotisation, le plus souvent le 1er janvier ;
  • la date limite pour refuser la reconduction : elle doit figurer avec l’avis d’échéance ;
  • le rappel de votre droit de résilier à tout moment après un an de contrat : il doit accompagner chaque avis d’échéance ;
  • la raison de la hausse (évolution du tarif, changement de tranche d’âge, nouvelle garantie, taxe) : si elle manque, demandez-la par écrit ;
  • les garanties : une hausse s’accompagne parfois d’un changement de garanties, comparez l’ancien et le nouveau tableau de garanties.

Sources : Service-Public.fr, fiche F20314 · Code des assurances, art. L113-15-2 · Code de la mutualité, art. L221-10-2

Raisonnez toujours en euros par an, toutes taxes comprises : 6 € de plus par mois, c’est 72 € par an et par personne couverte. Le vérificateur ci-dessous fait le calcul et le compare aux chiffres publiés.

Comment payer moins sans perdre l’essentiel ?

7 leviers, du plus efficace au plus ponctuel. Aucun ne demande de renoncer aux garanties que vous utilisez.

  • Comparer à garanties équivalentes, poste par poste

    Demandez le tableau des prestations et comparez plusieurs devis sur les garanties qui comptent pour vous. Notre comparateur ne pose aucune question de santé ; pour partir de votre contrat actuel, utilisez Comparer avec mon contrat actuel.

    Source : DGCCRF, fiche « comparez les offres »

  • Ne payer que les garanties que vous utilisez

    Adaptez les garanties à votre foyer et aux professionnels que vous consultez. La DGCCRF prend l’exemple des dépassements d’honoraires : si vous ne consultez que des médecins qui n’en pratiquent pas, il est inutile de payer pour les rembourser.

    Source : DGCCRF, fiche « comparez les offres »

  • Profiter du 100 % Santé plutôt que d’une forte garantie optique ou dentaire

    Avec un contrat responsable, les lunettes, prothèses dentaires et aides auditives du panier 100 % Santé sont remboursées sans reste à charge, avec dispense d’avance de frais. Si ces équipements vous conviennent, une garantie haut de gamme sur ces postes coûte cher pour peu de chose.

    Source : Service-Public.fr, fiche F20314

  • Vérifier vos droits à la Complémentaire santé solidaire

    Pour une personne seule en métropole : C2S gratuite jusqu’à 10 421 € ; avec participation entre 10 421 € et 14 069 € (montants annuels de ressources, fiche Service-Public.fr vérifiée le 1er juillet 2026).

    Source : Service-Public.fr, fiche C2S

  • Rejoindre la mutuelle d’entreprise de votre conjoint

    Si la mutuelle d’entreprise de votre conjoint couvre sa famille, vous pouvez parfois y être rattaché comme ayant droit. Salarié vous-même, cette couverture peut vous dispenser de la mutuelle de votre propre entreprise.

    Source : Service-Public.fr, fiche F20740

  • Regarder la mutuelle de votre commune

    Certaines communes négocient une offre pour leurs habitants : voir mutuelle communale.

  • Ne jamais résilier avant d’avoir le nouveau contrat

    Certains contrats appliquent un délai de carence pendant lequel une partie des soins n’est pas remboursée : lisez ce point avant de signer. Après un an de contrat, laissez le nouvel organisme résilier l’ancien : il doit veiller à ce que vous ne restiez pas sans couverture.

    Sources : DGCCRF, fiche « comparez les offres » · Code des assurances, art. L113-15-2 · Code de la mutualité, art. L221-10-2

Que faire quand vous recevez la lettre, étape par étape ?

  1. Calculez la hausse sur un an

    Ancienne et nouvelle cotisation, pour la même période et les mêmes personnes, ramenées à l’année. Le vérificateur de cette page le fait pour vous et donne vos droits.

  2. Repérez la date limite et l’ancienneté de votre contrat

    La date limite pour refuser la reconduction figure avec l’avis d’échéance. Si votre contrat individuel a plus d’un an, vous pouvez de toute façon résilier à tout moment.

    Sources : Service-Public.fr, fiche F20314 · Code des assurances, art. L113-15-2 · Code de la mutualité, art. L221-10-2

  3. Listez les soins que vous utilisez vraiment

    Lunettes, dentaire, spécialistes avec dépassements, hospitalisation : adaptez les garanties à votre foyer et aux professionnels que vous consultez.

    Source : DGCCRF, fiche « comparez les offres »

  4. Comparez à garanties équivalentes

    Comparez plusieurs devis sur les garanties importantes, en euros remboursés, pas seulement en pourcentages. Vérifiez les délais de carence.

    Source : DGCCRF, fiche « comparez les offres »

  5. Changez sans trou de couverture

    Souscrivez le nouveau contrat d’abord. Après un an, le nouvel organisme résilie l’ancien pour vous et doit éviter toute interruption de couverture.

    Sources : Code des assurances, art. L113-15-2 · Code de la mutualité, art. L221-10-2

Questions fréquentes sur la hausse des mutuelles

Peut-on refuser une hausse de mutuelle ?

Pas en gardant le contrat : aucun texte lu ne permet de rester adhérent à l’ancien tarif. En revanche, vous pouvez partir : un contrat individuel de plus d’un an se résilie à tout moment, sans frais, avec effet un mois après réception de la demande. Pour un contrat collectif facultatif, vous pouvez dénoncer votre adhésion en raison des modifications. Une mutuelle d’entreprise obligatoire ne se résilie pas par le salarié.

Source : Lire l’article L221-10-2 du Code de la mutualité

Peut-on résilier sa mutuelle après une augmentation ?

Oui. Après un an de contrat, une complémentaire santé individuelle se résilie à tout moment, sans frais ni pénalités et sans motif. La résiliation prend effet un mois après que l’organisme a reçu votre demande, et le trop-perçu vous est remboursé sous trente jours. Avant un an, la résiliation se fait à l’échéance annuelle, avant la date limite rappelée sur l’avis d’échéance. Souscrivez d’abord le nouveau contrat : le nouvel organisme peut résilier l’ancien pour vous. Voir les règles et nos lettres types

De combien les mutuelles augmentent-elles en 2027 ?

Au 2 novembre 2026, aucune fédération (Mutualité Française, France Assureurs, CTIP) n’avait publié de hausse moyenne pour 2027. Les cabinets privés Addactis et Fact & Figures prévoient respectivement 8,3 % (médiane) et 7 % (moyenne) sur les contrats individuels, hors effet de l’âge, et Addactis 7 % sur les contrats collectifs. Ce sont des estimations, pas des statistiques officielles.

Source : Lire l’article de MoneyVox qui présente ces estimations

Pourquoi ma mutuelle augmente-t-elle chaque année ?

Parce que les remboursements versés augmentent (+6,2 % en 2024 selon la DREES), que votre âge compte quand le tarif en dépend, et que des décisions publiques font passer certaines dépenses de l’Assurance maladie vers les complémentaires, comme la baisse du remboursement des soins dentaires de 70 % à 60 % en octobre 2023. Une partie de la cotisation est aussi une taxe.

Ma mutuelle augmente de plus de 10 % : est-ce normal ?

Ce n’est pas interdit : en dehors du maintien de la mutuelle d’entreprise après le départ (plafonds des trois premières années), les textes lus ne plafonnent pas la hausse d’un contrat individuel. Les prévisions 2027 d’Addactis vont jusqu’à 10,8 % selon les organismes, hors effet de l’âge. Une telle hausse doit vous faire comparer : utilisez le vérificateur de cette page, puis le comparateur.

Ma mutuelle d’entreprise augmente : que faire ?

Si l’adhésion est obligatoire, vous ne pouvez pas résilier ; l’employeur, qui paie au moins la moitié de la cotisation, doit vous remettre une notice au moins trois mois avant une modification de vos droits et obligations. Parlez-en à l’employeur ou aux représentants du personnel, et vérifiez si vous avez droit à une dispense (mutuelle obligatoire du conjoint, Complémentaire santé solidaire…).

Source : Voir les dispenses sur Service-Public.fr

Les déremboursements de 2027 font-ils augmenter les mutuelles ?

Ils y poussent : quand l’Assurance maladie rembourse moins, la part restante (ticket modérateur) augmente, et un contrat responsable la prend en charge pour la plupart des soins. La Mutualité Française cite ces transferts parmi les causes des hausses. Quatre décrets du 21 août 2026 relèvent, au 1er janvier 2027, la part non remboursée par l’Assurance maladie sur les soins dentaires (fourchette portée de 35-45 % à 50-60 %), certains dispositifs médicaux, des médicaments et les transports sanitaires.

Source : Lire le décret n° 2026-809 sur Légifrance

Ma lettre de hausse est arrivée en retard : que faire ?

Si votre contrat individuel a plus d’un an, résiliez à tout moment, le retard ne vous bloque pas. Pour une mutuelle, un avis d’échéance reçu moins de 15 jours avant la date limite, ou après, vous laisse 20 jours à compter de son envoi pour refuser la reconduction ; sans rappel de la date limite, vous pouvez résilier à tout moment après la reconduction.

Source : Lire l’article L221-10-1 du Code de la mutualité

Pour aller plus loin

Sources citées

Textes officiels lus le 4 novembre 2026 (ou le 3 novembre 2026 pour ceux déjà cités par notre page « Résilier sa mutuelle ») ; chiffres repris du baromètre des prix des mutuelles, avec leur nature.

Votre hausse est trop forte ? Comparez avant l’échéance

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